• Prisonnière du tableau

    Comme premier roman à étudier cette année, j'ai choisi "Prisonnière du tableau" de Gérard Moncomble (illustrations de Pierre Mornet, (éditions Nathan) car il me permet de travailler en même temps le genre fantastique ainsi que le genre épistolaire.

    Ce roman a l'avantage aussi non négligeable en début d'année d'être assez court : 5 chapitres seulement.
     

     Quatrième de couverture: Au musée, Victor n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles : un air de piano semble s'échapper d'un tableau.
    Qui est cette Louis de B. qui joue sur la toile et lui sourit? Quel mystère plane sur cet étrange portrait de famille?
     

    Pour étudier ce roman et afin de tenir compte des différences de lecture entre chaque élève, je me suis grandement inspiré de Patrick Joole "Lire des récits longs". Cet ouvrage explique très clairement comment faire lire à tous les élèves des œuvres intégrales en classe.

    Comment j'ai procédé?

    J'ai d'abord fait une première séance collective à partir de la première de couverture.

    Prisonnière du tableau

    Observation et identification du personnage : c’est une pianiste.
    Émission d'hypothèses sur le fait qu’on la voit deux fois : une fois dans une pièce, une autre dans un tableau.
    Noter que les deux illustrations se ressemblent ; le lieu et le point de vue sont identiques. Seul le personnage change d’attitude : dans le tableau, il tourne les yeux vers nous.

    À l’aide du titre, les élèves ont cherché ce qui pourrait s’être produit : la pianiste est-elle sortie du tableau ?

    Dans les 5 séances suivantes, les élèves avaient le choix entre 4 itinéraires différents. Le principe que développe Patrick Joole, c'est de proposer des itinéraires différents de lecture ce qui permet à chaque élève d’aller jusqu’au bout du livre tout en ne lisant pas le même nombre de pages ou la même quantité de texte. Pour les itinéraires 4, c'est souvent l'enseignant qui lit.

    Entre 2 séances, il y a des séances collectives de rappels du récit (entre 5 et 10 minutes).

    Entre la séance 4 et la séance 5, comme je travaille actuellement le genre épistolaire, je leur ai proposé un petit travail de groupes sur les échanges épistolaires entre les différents personnages.

     

    Télécharger les itinéraires.

    Pour ce qui concerne le roman, n'ayant pas les moyens d'acheter chaque année pour l'ensemble de la classe un roman pour chaque élève, j'ai rédigé le tapuscrit.

    Tapuscrit prisonnière du tableau.

     

    Travail sur les lettres ou mots échangés.

     

    En choisissant cette façon de travailler autour d'une œuvre longue, l’objectif est clairement d’amener les élèves à lire un roman dans son intégralité, de faire partager des références culturelles, de mémoriser une histoire dans sa globalité pour en appréhender le sens.

    Il n'y a donc pas de questionnaires à la fin de chaque chapitre.

    D'autre part, ce roman est lu ainsi en moins de trois semaines, ce qui évite la lassitude notamment pour les lecteurs en difficulté.


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  • Commentaires

    1
    karine
    Jeudi 30 Août à 07:36

    Je vais l'étudier avec ma classe de CE2, merci.

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